Lettre d’info Automne 2022

L’accès à la Mongolie reste possible via Frankfort par la MIAT ou via Istanbul par Turkish Airlines ; les prix ont explosé et risquent de rester à ce niveau tant que la Chine et la Russie restent fermées. Puje a pu rejoindre la Mongolie au printemps et je l’ai rejointe le 7 mai pour la période estivale sur le site de Corsac. Un seul autre volontaire a pu venir cette année, Jean-Yves qui m’a aidé en juin pour les travaux d’aménagement du terrain à corsac, dans la vallée de Shakholei près d’Oulan Bator.

Je ne reviens pas sur les opérations importantes de ce début d’année qui étaient détaillées dans la lettre d’information du printemps. Concernant l’hygiène des jeunes filles, nous avons livré en début septembre les kits nécessaires jusqu’à la fin d’année à Khashaat sum et Tsetserleg sum.

L’été a été consacré pour l’essentiel à la ferme Corsac

La première opération a consisté à installer la yourte et à l’équiper afin d’y loger et recevoir nos visiteurs locaux.

Montage de la ger (yourte) fin avril
La ferme sous la neige le 7 mai

La photo ci-dessus montre une image idyllique du site malgré le manque d’herbe mais celle de droite peut nous donner une idée de la difficulté du climat avec ses variations ; La ferme est située à 1600 m ce qui accroît les difficultés pour le maraîchage : 2022 a été une année pluvieuse donc favorable à la pousse mais le développement a été contrarié par des nuits froides, et ce tout au long de la saison. Les plants de poivrons et aubergines élevés en appartement par Puje depuis début avril n’ont pu être mis en place avant fin juin et ces légumes n’ont pu que survivre, sans cependant fructifier.


L’eau étant cruciale pour notre consommation et l’irrigation, nous avons installé les 150m de tuyaux nécessaires entre le puits situé en haut du terrain et le réservoir de 6m
3 près des futures cultures.
Pour celles-ci, le terrain étant en pente et n’ayant jamais été travaillé, il s’est agi de défricher la parcelle destinée aux pommes de terre près de l’ancienne bergerie et d’étendre ce défrichage plus au sud pour dépierrer et construire des terrasses qui recevront nos futures plantations en 2023.


Champ des pommes de terre après défrichement
Plantation d’un arbre
Jean-Yves avec le voisin

Sur la partie non cultivée, nous avons planté 11 jeunes arbres, en test avant d’en planter d’autres au printemps prochain.

L’objectif de cette année était l’étude de la topographie et la prise en main du site et nos récoltes ont donc été modestes : Radis, quelques herbes culinaires et 200 kg de pommes de terre consommés ou distribués à nos relations sur place. Une famille d’éleveurs voisins nous a permis de bénéficier du lait et des produits dérivés de leurs vaches. De notre côté nous leur avons fourni des pommes de terre et de la confiture de rhubarbe cuisinée par Puje à partir de la rhubarbe sauvage du terrain. En juin puis en début septembre ils ont pu profiter de l’herbe de notre terrain pour faire les foins et conforter leurs réserves pour l’hiver. Nous avons donné aussi un lit et sa parure à notre voisine, femme forte agée de près de 80 ans, dont le lit était du type de ceux que nous avions trouvés à l’internat de Tsetserleg sum, étroit et sommier métallique déformé.

Pour la cuisine et le chauffage nous utilisons des bouses séchées ou du bois de récupération pris sur le terrain. Les déchets sont soit mis au compost pour les végétaux, soit donnés aux chiens, aux pies et autres craves à bec rouge pour les produits carnés, enfin ramenés à Oulan Bator pour les emballages.

A Corsac nous profitons d’auxiliaires locaux très précieux : Deux chats harets qui limitent la population de rongeurs avec l’aide d’un milan qui patrouille régulièrement au dessus du terrain mais aussi yaks, vaches et chevaux qui broutent l’herbe et nous laissent des bouses en contrepartie; Engrais naturel ou combustible possible après un temps de séchage.

La vie permanente sur place nous a permis de rencontrer le gardien de l’écologie de la vallée, heureux d’étoffer avec nous son réseau de volontaires pour surveiller ce qui s’y passe et participer à des actions.

Le constat en arrivant est que l’étable est en piètre état et qu’un mur commence à s’écrouler dans la partie la plus enterrée. La structure est en bois, les murs en pisé et le toit percé en fibre de verre laisse passer l’eau et humidifie les murs. La seule option pour cette année est de protéger les zones les plus dangereuses, sortir le bois qui y est entassé et récupérer les fenêtres afin de les utiliser pour en faire des couches. Nous cherchons actuellement une solution pour abattre la partie la plus atteinte en récupérant si possible la charpente ; ce sera un chantier pour 2023.


La mission Alex BEGG, notre partenaire écossais, en août, nous a permis de rencontrer de nouveaux éleveurs et donné des pistes de réflexion pour des actions nouvelles.

Avec Chemed dans le potager
Le repas animé dans la ger

L’objectif de Fiona, la nouvelle directrice du développement durable d’Alex BEGG, est double : Découvrir la filière mongole du cachemire grâce à Ian qui a établi le programme et l’accompagne et voir sur site la réalité des actions de SUJE avec Puje et moi-même. C’est donc un quatuor américain, écossais, mongol et français qui a pris la route de l‘Arkhangaï et a rencontré 3 représentants de coopératives d’éleveurs dans le Sud de l’aimag ( région ) puis s’est dirigé vers le Nord jusqu’à Tsetserleg sum.

Une 1ère étape chez nos amis Chemed et Sarantuya leur a permis de toucher du doigt la réalité de la vie dans la steppe et d’évoquer les problèmes des nomades. L’accueil chaleureux et la simplicité de Fiona et Ian ont permis des échanges amicaux et fructueux, grâce aussi à la traduction de Puje toujours disponible. Fiona a conquis les éleveurs avec sa maîtrise de l’équitation et son naturel. Très vite cependant nous avons dû les quitter pour visiter Karakorum et nous rendre le lendemain matin à la réunion de travail prévue grâce à SFA.

SFA est le syndicat mongol des producteurs et transformateurs de fibres et un partenaire précieux pour Alex BEGG. Ce rendez-vous avec le responsable de la coopérative locale était organisé pour échanger sur les difficultés des éleveurs et une clarification des besoins de qualité pour la filière et les tisseurs. Afin d’assurer la traduction anglais-mongol, Munkh-Erdene notre trésorier adjoint était venu d’Oulan Bator pour la journée, à la satisfaction de tous. Sur un autre plan les éleveurs présents ont émis le voeu de travailler avec SUJE à l’avenir.

Réunion sous la ger
Les principaux participants

Sur la route, à grand Tsetserleg, capitale de l’Arkhangaï, nous avons rencontré la responsable du centre culturel de Tsetserleg sum qui est en demande d’étagères pour sa bibliothèque et d’autres éléments afin d’aménager le centre nouvellement construit où les enfants aiment venir mais qui est actuellement très mal équipé. Nous avons aussi évoqué avec elle la possibilité de mettre à disposition son centre pour un groupe de musiciens de Supélec qui nous proposaient de venir faire des ateliers après des enfants en août. Malheureusement ces derniers viennent de se désister, préférant rester en Europe au vu de la situation politique actuelle.

A Tsetsertleg sum, nous logions chez les professeures d’anglais, ravies de faire la connaissance de Ian dont l’épouse leur assure des cours via internet depuis un an, à leur grande satisfaction.

A Grand Tsetserleg avec la Directrice du centre culturel
Ian et 2 des professeures d’anglais

Dès l’arrivée la professeure d’anglais Puje accompagne Fiona et Ian pour découvrir l’école, son gymnase en cours de rénovation, nos réalisations dans les 2 internats et le nouveau centre culturel. Le lendemain ils sont reçus à la mairie puis rencontrent le responsable de la coopérative des éleveurs avec qui nous visitons le nouveau hangar de stockage de la laine de cachemire construit grâce à l’aide de l’association française AVSF, active aussi dans le conseil auprès des éleveurs locaux.

Nous repartons dans la steppe pour rencontrer des adhérents de la coopérative dans la ger d’une des familles ; Ils nous offrent à déjeuner comme la règle de l’hospitalité mongole l’exige et nous échangeons tant sur les problèmes générés par le climat actuel que sur nos modes de vie respectifs.

Les éleveurs hôtes
Discussion avec le jeune, à l’écart des parents pour libérer sa parole

Le fils de la famille, âgé de 14 ans et par ailleurs élève de notre professeure Puje, souhaite reprendre l’élevage de son père qu’il aide déjà mais il n’a aucune connaissance des besoins ou de la filière. De cette situation, que l’on devine banale, vient l’idée à notre coordinatrice de monter un cours sur l’élevage à destination des jeunes filles et fils d’éleveurs ; Cette idée recueille l’adhésion de tous et sera creusée à notre retour à UB ( Oulan Bator ).

Bravo à Fiona qui, pour son premier contact avec la Mongolie, a su maximiser les 4 jours de mission et communiquer directement avec les différents acteurs de la filière, notamment avec les éleveurs qui ont été étonnés de l’intérêt qu’ils sucitaient et de la présence d’une Directrice européenne chez eux, c’était une première ! Ian a contribué grandement à cette réussite et chacun, SUJE y compris, a trouvé un grand bénéfice à cette démarche qui nous a ouvert de nouvelles perspectives.

Réunion préalable à la mission dans les bureaux de SFA

Après le départ de Fiona et Ian en Ecosse, Puje et moi-même avons rencontré la Directrice de SFA qui nous a assuré de son soutien dans notre démarche de former les futurs jeunes éleveurs. Puje doit rencontrer les Responsables de l’éducation régionale de l’Arkhangaî afin d’obtenir la tenue de cours dans le cadre du programme des écoles, cours qui seraient assurés par les professeurs des sciences de la terre, à partir des supports de cours de SFA et financés par ce syndicat quant aux salaires. SUJE est l’initiateur de ce nouveau projet et travaillera à la coordination entre des acteurs qui ont un intérêt commun : Mieux informer et former au bénéfice des futurs éleveurs et de l’industrie mongole.

2023

Le contexte est imprévisible mais nous avons des atouts : Des adhérents fidèles, des relations durables avec les acteurs locaux, des soutiens solides et une très bonne connaissance de la Mongolie. D’un point de vue pratique, Puje et moi avons la nationalité mongole et un permis de séjour qui nous garantissent la possibilité de mener sur place nos actions.

A Corsac
La voie est tracée et nous ferons du maraîchage sur les terrasses préparées et continuerons l’aménagement du site. Nous voulons aussi nous inscrire dans la vie locale en confortant les relations avec nos voisins éleveurs et aussi participer à des actions avec le garde écologique de la vallée.

Dans l’Arkhangaï
Nous continuerons à suivre nos éleveurs-maraîchers et à leur apporter notre aide si besoin, le don d’éléments d’hygiène pour les filles de Tsetserleg sum et de Khashaat sum sera poursuivi.

A Tsetserleg sum
. Nous tenons à reprendre l’été la présence de groupes auprès des enfants, nous avons déjà plusieurs propositions de scouts mais les projets restent à préciser,
. Nous compléterons autant que possible les équipements pour l’internat et le centre culturel et serons aidé financièrement en cela par Alex Begg, ceci a été confirmé par Fiona,
. Les cours d’anglais pour les professeures seront poursuivis via internet,
. Une famille de 2 parents et 2 enfants qui avait l’ambition de faire un tour du monde en camping car et nous avait contacté a été contrainte d’amender son projet partiellement et ne pourra malheureusement nous rejoindre. Florent le papa est professeur de football et proposait d’animer des séances de formation pour les éducateurs et les enfants. Ils pourront heureusement le mener à bien dans d’autres pays. Malgré leur absence, ils tiennent à nous aider et financeront des équipements sportifs, en priorité bien sur buts, filets et ballons de foot. D’abord bravo à eux pour leur projet global et merci de leur élégance de nous aider sans pouvoir participer physiquement à nos actions. Si vous voulez en savoir plus sur eux et les aider dans leur beau projet voici les coordonnées de leur site : https://twinstour-fc.com/ .
La liste n’est pas exhaustive et d’autres opportunités d’actions peuvent encore venir se greffer sur ces projets que nous devons encore affiner.

Merci de nous faire confiance et de votre soutien,
Amicalement
René BURY
Responsable des projets
Pour le bureau de Sentier d’Action Europe

Lettre d’info Printemps 2022

2022 devait voir le retour de nos volontaires, tant attendus par les enfants ; ce ne sera pas le cas car aucun des 11 groupes avec lesquels nous étions en contact depuis septembre ne viendra ; C’est un échec essentiellement lié à la situation sanitaire et économique et la décision consécutive de la direction des scouts de France de ne pas subventionner des projets hors d’Europe.

Malgré la guerre en Urkraine, notre coordinatrice a pu rejoindre la Mongolie par la compagnie Aéroflot le 24 février. Depuis l’espace aérien russe est interdit à toutes les compagnies étrangères et plus aucune liaison n’est assurée via Moscou.



Notre coordinatrice Puje lors des achats au grand marché et équipée contre le vent glacial de la steppe début mars

Dès son arrivée Puje a lancé les achats de matières pour la confection des matelas, couvertures et draps pour les filles ainsi que l’acheminement des peintures et de la bibliothèque pour le foyer des garçons.

Elle a aussi acquis les kits sanitaires pour les filles de l’internat et les a envoyés à Tsetserleg et Khashaat sum.

Lors de la mission sur place de fin mars, elle a réceptionné les projets finalisés et assuré une formation à l’hygiène féminine auprès des jeunes filles de Tsetserleg sum.

Matelas et couvertures

Ce sont 70 parures de lits qui ont été achétées et 70 matelas et couvertures confectionnées par les internes.

Le travail est effectué après les cours, encadré par la professeure de couture, mais dans la bonne humeur

Après la remise officielle en présence des professeurs et autorités locales, les jeunes filles ont accueilli Puje par un chant lors de l’installation des équipements dans leurs chambres.

Le nombre des équipements étant supérieur au nombre de filles présentes à l’internat cette année et, suivant la proposition de l’école d’aider 5 salariées dans le besoin, nous leur avons offert un pack de couchage à chacune.

Kits d’hygiène féminine

La mission a été l’occasion d’organiser une formation à l’hygiène pour les 63 jeunes filles de l’internat. Elles sont loin de leur maman et les plus jeunes d’entre elles sont souvent désemparées lors de l’arrivée des règles. Disposant de peu de moyens, la plupart sont « économes » avec les protections hygièniques.

Profitant de la qualité d’infirmière de Puje et avec l’apport d’une gynécologue, SUJE a donc assuré une formation aux jeunes filles et leur a remis à chacune un kit d’hygiène permettant d’assurer leurs besoins jusqu’à la fin de l’année scolaire. Par discrétion, nous n’avons pas voulu prendre des photos de cette séance mais symboliquement une photo a été prise de la remise d’un kit à la responsable de l’internat Madame Mandakh (ci-dessous à gauche).

A l’issue de la journée, Puje a été distinguée comme citoyenne d’honneur de la ville de Tsetserleg sum, diplôme remis par le responsable de l’état civil de la mairie (ci-dessous à droite)

Le foyer des garçons

Nous avions créé une ludothèque-bibliothèque en 2021 afin de permettre aux enfants d’avoir des activités à l’internat après les cours. La salle mise à disposition au rez-de-chaussée a été rénovée en février par un ouvrier local et la bibliothèque acquise à Oulan Bator installée ; Peu à peu l’espace se modernise et prend vie.

Transport de la bibliothèque à Oulan Bator
La bibliothèque installée dans le foyer rénové

L’utilisation du fonds spécial d’aide.

Constitué en fin 2021, ce fonds a vocation à apporter une aide ponctuelle à des personnes en grande difficulté ; Trop souvent lors de nos contacts nous avons eu des informations sur des situations critiques sans être en mesure d’intervenir.

  • En ce début d’année nous avons payé l’inscription à un cours d’autodéfense pour des jumelles de 12 ans, filles d’une veuve, et qui sont amenées à rentrer seules de l’école dans un quartier difficile d’Oulan Bator.
  • Lors d’une mission en permaculture à Kogno Khan en 2018, René avait été aidé par une dame d’un certain âge qui avait travaillé dans les serres d’état du temps du socialisme. Cette femme, Oyona, qui a une toute petite retraite, a du diabète et devait être opérée des yeux mi-mars ; Elle avait du renoncer après s’être endettée et Puje nous a proposé de payer cette opération et l’a accompagnée pour une consultation préalable à l’hôpital. Oyona est volontaire pour nous aider à la ferme Corsac cet été, si sa santé le permet.

Oyona en banlieue d’Oulan Bator
Bat Otgon et Puje en discussion à Tsetserleg sum

  • Au cours de sa mission à Tsetserleg sum Puje a rencontré un orphelin hébergé à l’internat depuis le décès de son père dans l’incendie de sa yourte début mars ; Bat Otgon est bien sûr traumatisé et ne peut avoir qu’un soutien limité de la part de sa famille car son frère de 23 ans se loue dans la steppe en gagnant peu d’argent et sa soeur habite très loin, dans la ville industrielle d’Erdenet. L’enfant de 11 ans vit entre l’internat et le centre culturel du village où il trouve un peu de chaleur. Puje a constaté que ses dents étaient gâtées et il a avoué en souffrir beaucoup. Nous avons donc décidé immédiatement de lui payer les soins dentaires qui lui seront prodigués à Erdenet pendant les vacances scolaires qui débutent début avril ( il n’y a pas de dentiste sur place ). Nous prendrons de ses nouvelles et suivrons son évolution en liaison avec son frère que Puje a aussi rencontré et à qui elle a remis l’argent.

Je tiens à remercier chaleureusement Puje pour son implication totale sur les projets, dans des conditions de voyage toujours très difficiles en hiver. La mise en place de ces opérations a aussi été rendue possible par les acteurs mongols dont on parle peu : Mandul pour les transports nocturnes et Otgonnyam et Niema pour la fourniture des kits d’hygiène à Oulan bator, les directrices des écoles et les responsables des internats, la gynécologue locale, les agents locaux et professeurs mais aussi la cousine qui a hébergé Puje lors de son séjour.
En Ecosse non plus nos amis ne restent pas inactifs avec Sheena qui continue ses coursd’anglais réguliers par skype pour les professeures de Tsetserleg sum, elles en sontravies, et Ian, récemment retraité, qui s’efforce de faire perdurer l’aide financière dont nous avions pu bénéficier de la part du tisseur Alex Begg en 2021. 

Sous réserve des situations internationale et sanitaire en Mongolie, René prévoit toujours de partir fin avril et Jean-Yves de le rejoindre pour un mois en juin ; L’objectif principal sera la mise en cultures de notre site de Corsac mais aussi la réévaluation de la situation à Khashaat sum et Tsetserleg sum et le suivi des actions engagées en ce début d’année.

Nous devrons aussi reprendre contact avec nos amis éleveurs dans le sud de l’Arkhangaï et préparer en fin d’été l’année 2023. A ce sujet, nous avons déjà quelques contacts de français et de belges souhaitant visiter la Mongolie et en profiter p our y avoir une action solidaire ; Les errements de cette année avec la préparation des projets des volontaires qui n’ont pas abouti ne me permettent pas de vous en parler maintenant mais nous restons mobilisés car les volontaires européens sont aussi précieux aux enfants mongols que le bien-être matériel que nous pouvons leur apporter.

Amicalement

René BURY

Responsable des projets

Pour le bureau de Sentier d’Action Europe

Lettre d’info Automne 2021

L’année 2021 a été riche grâce à la présence sur place de Puje qui a pu, lors de plusieurs missions à Tsetserleg sum, Khashaat sum et Grand Tsersterleg, concrétiser l’achat d’appareils et de consommables pour lutter contre l’épidémie du variant du covid dans l’Arkhangaï, contractualiser la mise en place de pharmacies pour les élèves des villages de Tsetserleg et Khashaat et celle d’un foyer pour les internes de Tsetserleg sum. Je ne reprendrai pas ici les premières opérations décrites dans nos lettres d’information précédentes et préfère vous illustrer les réalisations de cet automne, directement ou par nos partenaires mongols.
  • Dans la steppe près de Kharakorum, Saraantuya et Bataar ont poursuivi leur double activité d’éleveurs et de maraîchers et le climat favorable de cette année leur a permis d’obtenir de bons résultats et terme d’élevage et de culture ; ils continuent de fournir l’école de Khashaaat en légumes et ont construit une cave afin de pouvoir conserver oignons, carottes et autres pommes de terre. Ils passeront l’hiver auprès de leurs petits enfants à Oulan Bator, un de leurs fils s’occupant de leur troupeau.
  • A 40 km de là Chemed et Naraatuya, découragés il y a un an par la dureté du climat et l’éloignement de leurs enfants et qui envisageaient de s’installer à Oulan bator, ont finalement reporté leur projet grâce à une saison favorable et Chemed poursuit l’entretien de son territoire nomade par la réhabilitation d’un ancien puits.

Il a aussi fait du fourrage à destination de la population de l’argali ( mouflon mongol ) qu’il préserve ; Ce fourrage a été mis dans un enclos fermé inaccessible aux animaux d’élevage mais à destination des argalis qui sont capables de sauter la clôture pour se nourrir. Avec un collectif créé par lui, il a aussi planté sur un hectare des arbustes du Gobi qui produisent des baies riches en vitamines ; Cet arbuste a en outre la particularité de maintenir le terrain en place en cas de sécheresse grâce à son système racinaire et d’éviter ainsi la désertification des sols.

Fenaison
Enclos pour les argalis
Plantation
  • A la suite de son séjour à Khashaat et Grand Tsetserleg en juillet, Puje s’est rendu début octobre à Tsetserleg sum afin de s’assurer de l’installation des mobiliers dans les chambres et d’apporter aux enfants les jeux et livres destinés au foyer de l’internat.
Chambre de garçons aménagée
Une partie des livres

Les livres et jeux ont été remis officiellement et immédiatement utilisés par un public nombreux et ravi!

Les enfants investissent le foyer et découvrent ainsi ce lieu pour des activités diverses et nouvelles : Lecture, jeux collectifs d’intérieur.

  • Le soir les enfants ont pu participer à une séance de méditation ; Cette pratique est assez courante pour les adultes dans la culture mongole et permet aux enfants de découvrir qu’ils peuvent par eux-même et sans artifice se concentrer et s’évader de leur réalité quotidienne parfois compliquée. Ils ont été très intéressés et attentifs, puis très démonstratifs ensuite sur leur ressenti lors de la discussion animée elle aussi par Puje.
  • La présence de Puje sur place sur un temps assez long lui a aussi permis de rencontrer les différents acteurs locaux pour échanger avec eux, à l’exception malheureusement du maire, confiné pour cause de covid 19. Comme les barattes que nous avions introduit dans la région, une nouvelle innovation a été tentée, liée au constat que le gras des animaux tués pour la consommation n’est souvent que très partiellement par les familles. Toujours dans notre logique de valoriser les ressources locales, Puje a proposé des ateliers de production de savon à partir du gras des moutons et des yacks ; Elle les a mené auprès d’une famille de nomades, des professeurs de l’école maternelle et de ceux du collège.
Une partie des stagiaires
La professeure de chimie
L’atelier

Les savons ont été présentés aux enfants qui n’ont pas cru une minute que l’on pouvait nettoyer des vêtements avec du gras. Il y en a même qui ont goûté ! Il faudra la pédagogie de leur professeure de chimie et des démonstrations de lavage pour les convaincre… mais le test a fonctionné et l’idée est dans l’air ; Les kits ont été laissés sur place à la professeure de chimie et l’école maternelle.

  • Le dernier volet de la mission a été la contractualisation du fonctionnement des pharmacies, avec la mise en responsabilité du directeur, du petit médecin de l’école et de la Directrice du dispensaire ( photo ci-dessous )

Le financement va permettre d’acheter des consommables pour lutter contre la covid et de payer les médicaments des enfants nécéssiteux, notamment les internes malades séparés de leurs parents. Nous avons convenu d’avoir un reporting sur les dépenses qui nous permette de les contrôler mais aussi une meilleur évaluation des besoins, tant qualitatifs que quantitatifs.

2022 doit voir le retour de nos volontaires, indispensables pour les enfants qui les apprécient tant et pour dynamiser et parfaire la vie du foyer à Tsetserleg sum ; Plusieurs groupes nous ont contacté et nous espérons que les conditions sanitaires mondiales et la réouverture des frontières mongoles aux étrangers nous serons favorables. Des ateliers permettront d’organiser la vie au foyer, de relancer la production de savon le cas échéant et d’en produire pour les écoles et le dispensaire, de diversifier les sports pratiqués et d’effectuer des aménagements pour le collège. Les séjours à Tsetserleg sum seront aussi l’occasion d’évaluer le fonctionnement du foyer et l’utilsation Nous souhaitons aussi relancer la culture raisonnée, selon les possibilités à la ferme Corsac, à Tsetserleg sum dans le jardin de l’école.

Nos amis nomades pourraient encore avoir besoin de nous, pour la production maraîchère ou l’élevage, nous en saurons plus cet hiver ou au printemps en fonction de leurs décisions ; nous sommes en contact permanent avec eux.

Nous voudrions investir dans la confection de matelas et couverture pour les 70 filles de l’internat, et ce à la demande de la Responsable de l’internat des filles.

Il convient aussi d’améliorer le confort du foyer de l’internat et d’y installer du matériel informatique, outils de communication nécessaires pour rompre l’isolement par rapport aux familles mais aussi offrir l’opportunité d’échanges avec des professeurs ( anglais, méditation etc… ) ou avec des volontaires venus précédemment.

Nous pensons poursuivre notre partenariat avec la société écossaise Alex Begg qui a été un partenaire fiable en 2021 et cette relation essentiellement financière aujourd’hui devrait être complétée par un volet humain avec en projet l’offre de cours d’anglais par internet, la venue éventuelle de jeunes volontaires et pouquoi pas une mission commune avec Ian Whiteford, représentant de l’entreprise avec qui nous entretenons des relations amicales.

2022 sera ce que nous en ferons, avec nos amis mongols et avec vous qui nous soutenez.

Amicalement

René BURY

Responsable des projets

Pour le bureau de Sentier d’Action Europe

Lettre d’info Été 2021

Cette année encore la situation sanitaire ne nous permet pas d’accompagner des volontaires en Mongolie. Le 1er juillet nous lancions un appel de fonds pour faire face à la situation délicate des structures hospitalières de l’Arkhangaï confrontées à la recrudescence des cas de Covid 19.

Nous avons reçu 3 610€ de votre part et grâce à ces dons et notre trésorerie SUJE a pu mobiliser sur place 5 000€ ( 16,2 millions de tugricks ).

– 3 millions tgks ont été virés tout début juillet sur le compte de l’hôpital de Tsetserleg sum en vue de l’achat d’un appareil à oxygène et d’un moniteur. Les prix ont flambé et ce virement était en quelques jours devenu insuffisant mais la Directrice de la santé de l’aimag de l’Arkhangaï mettra la différence ; Ces appareils ont du finalement être commandés en Chine du fait de la pénurie en Mongolie.


Réception le 10 juillet par les Directrices des hôpitaux des appareils et consommables

– Nous avons revu les autres commandes grâce aux priorités données par madame Riimaadai Gandiimaa, Directrice de la santé de l’aimag de l ‘Arkhangaï, pour un total de 13, 2 millions tgks:

• 0,6 millions tgks ont été consacrés à l’achat de 10 pulsoxymètres,

• 1,8 millions tgks pour l’acquisition de 5 aspirateurs de mucosités, nécessaires aux cas les plus graves,

• 7,5 millions de tgks pour l’acquisition de 3 appareils pour injections ( pousse seringue électrique ), pour chacun des sums les plus touchés que sont Khashaat, Tariat et Ugii Nuur sum,

• 3,3 millions pour l’acquisition de 20 pulsoxymètres et de consommables ( masques, blouses, gants, gel ) à destination de l’hôpital de Grand Tsetserleg

Cette opération a été réalisée en 10 jours compte tenu de l’urgence et de la réactivité des donateurs et des acteurs locaux; Par soucis de transparence, vous trouverez le compte rendu précis de l’utilisation qui a été faite de vos dons et les entités destinataires en Mongolie. En outre nous disposons de la part de la Directrice de la santé de l’Arkhangaï d’un inventaire précis des livraisons effectuées. Les appareils fournis aux hôpitaux serons par ailleurs très utiles localement en dehors de cette période Covid et leur utilisation sera suivie par la direction régionale de la santé.

Sur un tout autre plan :

– Dans la région d’Oulan Bator
Puje avait produit des plans de légumes mais en l’absence de René et des volontaires il ne nous était pas possible de produire cette année ; Elle a donc distribué plans et graines à des familles qui possèdent des jardins à la périphérie d’Oulan Bator et nous avons pu voir que ces plans avaient bien prospéré et commencent à fournir des fruits : tomates, concombres notamment.

– Dans l’Arkhangaï à Tsetserleg sum la production du mobilier pour l’internat s’est poursuivie sans encombres ; nous n’avons pas encore de photos des tables mais le bois avait été acheminé et les 54 tabourets construits

Puje est venue en France courant juin mais repart en Mongolie le 14 août et pourra se rendre sur place dès que sa période de confinement obligatoire de 14 jours sera écoulée; ce devrait être alors la rentrée scolaire en Mongolie si la situation sanitaire le permet et donc le moment favorable pour l’inauguration des chambres meublées et du foyer, même si les travaux de ce dernier ne devraient pas être terminés. J’en profite pour remercier notre partenaire écossais Alex Begg qui nous aide à financer ce projet ainsi que les 2 pharmacies pour les enfants de Tsetserleg sum et de Khashaat sum.

Nous espérons que la situation sanitaire évoluera positivement et que nous serons en mesure de reprendre l’ensemble de nos activités en 2022 mais l’avenir est toujours très incertain.

Nous publierons une nouvelle lettre à l’automne pour vous faire un bilan complet de cette saison et esquisserons à ce moment nos objectifs 2022.


Amicalement

Jean-Yves Cloître

Lettre d’info Avril 2021

Nos projets 2021

En ce printemps confiné, nous souhaitons faire le point sur la situation sanitaire et l’avancement de nos actions dans ce contexte difficile.

Un peu en dehors de notre champs habituel, René a aussi souhaité vous faire part d’une alerte quant à la situation au Xingjiang peuplé traditionnellement de ouïghours mais aussi de Tadjiks, de Kazaks et de Mongols, aujourd’hui par de nombreux Hans.

La situation sanitaire et ses conséquences

Grâce à la prévention de l’état, la Mongolie a été longtemps préservée de l’épidémie de la covid19 mais des cas sont apparus en fin 2020 et surtout en ce début d’année, notoirement à Oulan Bator où vit la moitié de la population.

Malgré les frontières et les écoles toujours fermées ainsi que le confinement régulier d’Oulan Bator la situation s’aggrave ; Les vaccinations ont commencé pour le personnel soignant et les anciens mais les vaccins viennent à manquer, que ce soit l’AstraZeneca délivré gratuitement dans les hôpitaux publics ou le spoutnik V, d’un coût de 40€, servi dans certains hôpitaux privés. Le vaccin chinois reste disponible mais son efficacité de dépasse pas 50% d’après les études. Outre le plan sanitaire et les problèmes sociaux qu’il engendre, l’économie est, elle, au ralenti et les perspectives d’ouverture et de reprise s’éloignent. Aujourd’hui on parle d’une réouverture des frontières en août mais…

Ceci a aussi des conséquences importantes pour nos activités sur place, a bloqué le venue de nos volontaires et ralenti la réalisation de nos projets. Grâce à la présence de Puje sur place, nous avons cependant pu engager et nous réaliserons les actions qui suivent.

Les projets 2021 lancés

Notre terrain de Corsac, – vous ai-je dit que c’est le nom d’un petit renard à oreilles rondes ? – ce terrain donc, qui est clôturé depuis l’an dernier, a bénéficié cet hiver au troupeau d’un éleveur de vaches voisin comme réserve de fourrage et protection pour les veaux nouveaux nés ; Les bouses serviront d’engrais ou de combustible une fois séchées. Des arbres seront plantés en mai, dès que le sol gelé le permettra ; essentiellement des fruitiers tels que pommiers et arbustes de fruits rouges adaptés au climat.

Une yourte à 5 murs permettra le logement des mongols chargés d’effectuer les compléments de travaux et le suivi des culture des plants de tomates, poivrons et autres courgettes actuellement en pousse dans un appartement à UB de Puje. Des essais de légumes de base, salades, radis, haricots seront aussi mis en place. Les résultats sont indécis car le site se situe à 1600m d’altitude.

Une pharmacie dédiée aux enfants va être créée dans chacun des deux collèges de Tsetserleg sum et Khashaat sum, nous avons l’accord enthousiaste des directeurs (-trice à Khashaat sum ). Un suivi est prévu pour contrôler les prescriptions servies, la qualité des bénéficiaires et réévaluer les besoins si nécessaire.

La société Alex Begg a confirmé son soutien pour le financement de ce projet à hauteur de 1000 € et SUJE complètera ce financement en fonction des consommations indispensables pour les internes des écoles mais aussi pour les plus démunis des villages. Ce financement est d’autant plus apprécié que l’enteprise, comme beaucoup d’autres, doit faire face aux difficultés de la conjoncture.

L’organisation est actée avec les responsables locaux mais la mise en place, prévue ce mois, va être reportée à septembre ; Ce n’était pas notre souhait mais, sur avis des directeurs mongols, il est en effet délicat de dispenser les médicaments en dehors du cadre scolaire sans créer de jalousies entre les familles.

La construction des meubles pour l’internat va commencer ; Les meubles seront construits par un menuisier à partir de bois approvisionné localement. Le délai de réalisation est de 2 mois et nous venons de faire le virement des fonds nécessaires à l’achat du bois. Malgré le confinement d’Oulan bator, les choses avancent très positivement de ce côté là.

Les autres projets envisagés sont mis en attente mais des actions ponctuelles pourront intervenir en cas de besoin avéré et/ou en septembre si la situation évolue favorablement.

La situation au Turkestan chinois ( René )

Avec 2 amis, Philippe et Gérard membres de SUJE, j’ai eu le bonheur de suivre la route de la soie de Beijing à Kashgar en octobre 1987, de longer donc le Tibet via le couloir du Gansu pour arriver au Turkestan chinois, limité au nord ouest par la Mongolie. Cette région était majoritairement peuplée par les Ouïghours et nous fûmes séduits par leur mode de vie, leur culture, l’ambiance des marchés riches de raisins, abricots et autres produits de l’élevage, par la diversité des ethnies vivant en harmonie.

Pourtant nous étions dans la « région autonome du Xingjang » créée en 1955 par les communistes et Kashgar était déjà nommée Kashe par les Hans chinois; le marché aux chameaux n’avait pas encore été déporté à l’extérieur de la ville mais des tensions étaient déjà tangibles entre Hans et locaux. Après les éméutes pacifiques de 1985, les émeutes sanglantes de 2009 seront le prétexte au renforcement de la mainmise sur la région par le parti et la nomination sur place de Chen Quanguo, bourreau des Tibétains ; Les mêmes méthodes génocidaires sont mises en place et elles perdurent aujourd’hui. Les pressions chinoises sur nos pays occidentaux et les firmes qui ont dénoncé cet état de fait subissent des pressions économiques directes et politiques via les institutions internationales.

Vous pouvez trouver un témoignage d’une Ouïghoure rescapée des laogaï ( équivalents des goulags soviétiques ) toujours actuels ! « Rescapée du goulag chinois », de Gulbahar Haitiwaji et Rozenn Morgat publié par Equateurs.

Cette tribune du coeur est le reflet de l’esprit qui nous anime mais chacun peut se faire une idée de la situation, trouver cette opinion déplacée dans le contexte de notre association. N’hésitez pas à réagir auprès de nous. Nous restons mobilisés sur nos actions.

Amicalement

Jean-Yves Cloitre

Responsable de la communication Sentier d’Action Europe

Lettre d’info novembre 2020

ORIENTATIONS 2021

Janvier 2020 Tsetserleg sum, Nord Arkhangai aimag, Mongolie

Nouvelles collaborations en perspectives

Ian Whiteford est le Responsable du développement durable de l’entreprise Alex BEGG, un tisseur écossais qui travaille notamment avec la laine cachemire pour le milieu du luxe.

Alex BEGG est soucieux d’un approvisionnement respectueux d’une production locale durable et acteur dans Capra Care dont l’objectif est l’éthique, la durabilité et la traçabilité du cashemire mongol.

Des approvisionnements ont déjà eu lieu depuis le Khenti et l’Arkhangai avec une qualité de laine satisfaisante.

Ian a développé des échanges sur le fond avec René Bury et ce dialogue positif a convaincu notre Responsable des projets d’accompagner cette entreprise en apportant notre concours sur le plan de l’aide aux éleveurs et à leurs familles.
Alex BEGG et le marchand suisse JF Mueller se sont associés dans la démarche de Capra care et s’appuient sur les normes et les conseils de la Swiss Agency for Development and Cooperation SDC de Bern, la Sustainable Fibre Alliance SFA d’Oulan Bator et la Zoological Society of London ZSL de Londres. Sentier d’Action Europe a une compétence de 10 années d’actions menées sur le terrain auprès des éleveurs et de leurs enfants et les relais locaux nécessaires à une mise en oeuvre efficiente des projets se solidarité.

La proposition d’Alex BEGG, que nous avons acceptée, est de nous accompagner financièrement sur un de nos projets de 2021 ; Notre plan d’actions 2021 n’est pas bouclé à cette date ni le budget arrêté mais nous lui avons soumis la liste de nos projets et les enveloppes globales envisagées. La bonne réalisation de ce programme sera tributaire de la situation sanitaire pour partie mais aussi de l’engagement de nos volontaires et des fonds qui pourront être réunis.

Nous envisageons aussi de passer des conventions de collaboration avec d’autres intervenants en Mongolie et une convention d’assistance et de conseil avec un foyer de jeunes déshérités dans le sud du Pérou.

Les projets 2021 seront :

  • La poursuite de l’aménagement du site de la ferme Corsac à Shivet spécifiquement l’achat de matériels de culture et d’une yourte ou de tente mongoles pour héberger les volontaires.

La ferme avant l’achat en 2018
Terrain agrandi et clos après le début des travaux en été 2020
  • L’éducation et l’animation des enfants de Tsetserleg sum en janvier et en été 2021, en janvier tourné essentiellement vers les garçons laissés à eux-même le soir, en été en dispensant des cours d’anglais,
  • La fourniture de tables, tabourets et matériels de jeux collectifs aux internes de Tsetserleg sum, un complément de livres en langue anglaise de la bibliothèque,
  • La constitution d’une pharmacie adaptée aux besoins et carences des élèves de Tsetserleg sum et de Khashaat sum, la livraison de lunettes aux 50 enfants qui en sont dépourvus ; Ces besoins avaient été définis grâce à la mission des médecins de Paris, hôpital Robert Debré, en 2019 ; Ces medecins tenteront cette année d’effectuer une nouvelle mission si la situation sanitaire mondiale le permet,
  • Une formation en septembre des cuisinières de Tsetserleg sum à la constitution de menus adaptés aux besoinsdes enfants par des chefs mongols, sur la base des préconisations des médecins français et avec le soutien de 2 chefs mongols.
  • Un accompagnement à l’hébergement de visiteurs de 2 familles d’éleveurs afin de leur apporter un complément de revenus et une diversification de leurs activités.
Des volontaires ont contacté René Bury et pourront être positionnés sur les sites de Tsetserleg sum et de Corsac à Shivet ; Nous travaillons en ce moment avec eux pour préciser le contenu des chantiers et les dates de venue avant passation des conventions. L’annulation sera possible jusqu’au départ en fonction de la situation sanitaire.

Amicalement,

Jean-Yves Cloitre

Responsable de la communication
Sentier d’Action Europe

Lettre d’info juin 2020

ADAPTATIONS A LA SITUATION DIFFICILE

Janvier 2020 Tsetserleg sum, Nord Arkhangai aimag, Mongolie

En mars nous avions encore l’espoir de réaliser certaines actions prévues cette année : Apports de lunettes pour les enfants, mobilier pour l’internat, fournitures scolaires, aménagement du site Corsac, en vous indiquant dans notre dernière lettre d’informations que nous nous adapterions aux circonstances…

Si la mission de janvier a été un succès, la pandémie qui s’est installée en Europe et les mesures prises par les autorités mongoles sur place ne permettent plus d’entrer dans le pays dont par ailleurs les écoles sont toujours fermées. Les lunettes et fournitures scolaires n’ont pu être acheminées mais les travaux de la ferme Corsac du mur d’enceinte, de rénovation du puit et de toilettes sèches ont été réalisés en mai grâce à Manduul, embauché localement avec 2 ouvriers ; Ces aménagements n’ont pas été financés par SUJE mais par des fonds privés car l’association ne pourra pas bénéficier de ce site en 2020.

Le site avec son nouveau mur d’enceinte en mai. En haut le puit et le container, au centre l’étable et les petites bergeries et enclos en bois
Construction de la protection du puits autour du nouveau moteur

La Mongolie s’est préservée du covid-19 grâce aux mesures strictes de blocage des frontières et de confinement des populations très précoces ; Le gouvernement permet le rapatriement de certains de ses ressortissants, en priorité des enfants, des malades et des personnées âgées, mais ceux-ci sont isolés à leur arrivée sur le territoire 3 semaines en camps ou en hôtel puis 15 jours supplémentaires à la maison.

Si ces mesures ont été couronnées de succès sur le plan de la santé, le pays cependant doit lui faire face à des difficultés d’approvisionnement des marchandises depuis la Chine et la Russie et surtout à un hiver et un printemps très secs ce qui pénalise grandement l’élevage.

Tempête de sable à Khashaat début juin

( Sud Arkhangai où a eu lieu une mission médicale en 2019 )

Nous sommes en relations téléphoniques très régulières avec nos amis mongols et les éleveurs de l’Arkhangai nous ont alertés sur le fait qu’ils n’avaient pas pu rester sur leur site d’hiver mais avaient dû changer de localisation 3 fois afin de trouver du pâturage suffisant; Certaines vaches affaiblies ont même du être relevées physiquement par les éleveurs pour leur permettre d’éviter la mort. Devant ce constat, le bureau de SUJE a décidé d’apporter une aide financière immédiate à 2 familles avec qui nous travaillons chaque année : Celles de Chemed et Saarantuya, pour asurer l’achat de foin et d’aliments pour bétail. Saarantuya est pionière en matière de culture, voir les lettres d’infos précédentes, mais elle renonce cette année à la production maraîchère afin d’essayer de sauver son troupeau car les bêtes n’auraient pas assez à manger sur son site traditionnel d’été qui est en 2020 « un véritable gobi », ce sont ses mots. Chemed de son côté ne résidera pas avec son troupeau sur son site d’été traditionnel désertifié mais va planter y seulement des pommes de terres et des oignons qui demandent peu de soins au quotidien et ce sur une surface réduite. Des premiers virements leur ont été adressés ce 25 juin.

Avec la fermeture des écoles et la baisse générale d’activités, nos auxiliaires mongoles voient leurs revenus fondre ce qui les met eux aussi en grandes difficulés. SUJE ne sera pas présente cet été mais nous avons souhaité là encore aider la professeure d’anglais et la cuisinière de Tsetserleg sum qui nous sont si précieuses lors du séjour de nos volontaires . Elles n’ont été payées qu’ad minima depuis janvier et ne le sont jamais en été par l’administration ; Nous leur verserons donc une allocation correspondant à un mois de salaire pour chacune, afin notamment de participer au financement de la préparation de la rentrée scolaire pour leurs cinq jeunes enfants.

Comme prévu initialement nous allons financer l’achat de livres d’anglais afin d’élargir la petite bibliothèque de Tsetserleg sum. Le choix des livres est laissé à la professeure d’anglais qui se chargera de leur achat à Oulan Bator ; Le montant dépendra du nombre de livres que définira la professeure et des disponibiltés de l’association.

Les élections législatives viennent d’avoir lieu le mardi 24 juin avec un taux d’environ 60% de participation et des résultats provisoires donnant les 2 partis majoritaires confortés, au grand dam de la population qui doute de la comptabilisation juste des votes car de nombreuses nouvelles figures se sont présentées sans succès. La préparation des élections est très intense dans les sum et nous n’avons pu joindre le Directeur de l’école ni l’adjoint de la mairie qui sont nos interlocteurs principaux. Nous les contacterons la semaine prochaine afin de définir avec eux les besoins à satisfaire en priorité, je pense aux familles les plus nécessiteuses ou les familles qui se relançaient à nouveau dans l’élevage et avec qui nous avions passé des micro-crédits.

Alors que nous sommes abreuvés sur les medias français du besoin des français de fêtes et de vacances, vous voyez que les préoccupations en Mongolie sont plus de l’ordre de la survie. Les éleveurs qui obtenaient directement ou non ( chauffeur, travail dans un camps de yourtes, fournisseurs de légumes, de viande ) un complément de revenus lié au tourisme verrons cette source tarie alors que l’élevage souffre grandement : Moins de naissances, mortalité à la hausse, moindre production de lait des vaches et juments, donc réduction du capital et des ressources primaires. Nous souhaitons les aider et ce sera en mesure de nos moyens disponibles ; Nous n’avons cette année reçu que peu de renouvellements d’adhésion, peut-être lié à nos préoccupations face au covid-19 et au confinement à la maison, je vous remercie donc de le faire pour ceux qui le souhaitent. Si vous voulez faire un don, vous pouvez remplir le formulaire joint afin d’orienter votre argent vers les destinataires de votre choix. Le reçu fiscal vous sera envoyé comme traditionnellement en fin d’année, ou plus tôt à votre demande.

Amicalement,

Le Président du bureau de SUJE

Stephen ROZET

Lettre d’info mars 2020

ANNULATION DES MISSIONS DE VOLONTAIRES ETE 2020

Janvier 2020 Tsetserleg sum, Nord Arkhangai aimag, Mongolie

Les autorités mongoles avaient depuis le 23 janvier 2020 instauré un contrôle strict des déplacements et la fermeture des écoles, fermé ensuite par mesure de précaution leurs frontières aux étrangers. La pandémie semble à ses débuts en Europe et un cas de Covid 19 a été décelé à Oulan Bator, un français expatrié qui d’ailleurs n’a pas respecté les mesures de quarantaine à l’hôtel où il était assigné. Cette situation particulière de ce début en 2020 engendre une défiance légitime des Mongols envers les étrangers, notamment des européens.

Nos missions sont basées sur la confiance réciproque crée entre nos amis mongols et les représentants de SUJE ; Nous le regrettons mais en pleine responsabilité nous avons décidé d’annuler toutes les missions de volontaires prévues cet été 2020 en Mongolie, estimant que les conditions de réalisation n’étaient pas optimales, tant pour les volontaires que pour nos hôtes mongols ; Nous en sommes désolés pour les volontaires français qui étaient en train de s’engager à nos côtés.

Cette décision a été appréciée de la part du Directeur du collège de Tsetserleg sum qui devait être un des principaux bénéficiaires cette année encore et de la part de la Directrice de la santé de la région de l’Arkhangaï; Tous deux nous souhaitent bon courage et de faire attention à notre santé. Les autres actions prévues ( apports de lunettes pour les enfants, mobilier pour l’internat, fournitures scolaires, aménagement du site Corsac ) sont cependant conservées et seront réalisées en nous adaptant à la situation du moment.

Amicalement,

Le Président du bureau de SUJE

Stephen ROZET

Lettre d’info Projets 2020

En 2020, certains projets seront arrêtés provisoirement,

d’autres seront poursuivis et amplifiés, de nouvelles actions verront le jour

 

CEUX QUE NOUS DECIDONS D’AJOURNER

 L’aide à l’expérience de ferme intégrée expérimentale de Didier, qui a pour objectif l’essaimage dans la steppe de cet éco-système novateur, est une belle initiative qui mérite notre soutien. Cependant le manque de disponibilité actuel sur le site de Didier du fait de ses obligations professionnelles ne permet pas de réaliser des conditions d’accueil satisfaisantes pour nos groupes de volontaires.

La maternelle de steppe en juin près de Tsetserleg sum est aussi une exprérience que nous ne renouvellerons pas en 2020  car les deux saisons précédentes ont démontré que l’absence de langue commune de communication entre les institutrices et les volontaires était trop péjorant pour un résultat probant auprès des petits nomades.

 

LES PROJETS QUE NOUS POURSUIVRONS

La mission médicale de mai 2019

a été un succès, tant du point de vue des médecins de Paris que de celui de nos interlocuteurs mongols, les directeurs de collège et des hôpitaux locaux et la directrice de la santé de l’Arkhangai ; Très volontaire Anne-Aurélie, le médecin Responsable de la mission, a décidé de poursuivre cette démarche sur plusieurs années, avec notre soutien.

 

 

Sentier d’Action Europe s’est très investi dans ce chantier en 2019 mais Puje ( ci-contre ), notre coordinatrice de SUJE, infirmière et interprète de circonstances, ne peut envisager d’assumer ces 3 rôles en 2020. Le bureau de l’association a donc proposé de faire appel à Soyoloo, Directrice de l’agence mongole de tourisme DMD, qui possède les compétences et expériences nécessaires pour mener à bien cette action. Puje restera actrice dans le conseil à l’organisation et l’accompagnement des médecins sur le terrain.

Les cours d’anglais et animation d’été auprès des enfants seront poursuivis grâce au bénévolat des compagnons des Scouts et Guides De France (SGDF) qui ont effectué un super travail à Tsetserleg sum ces dernières années, au profit et au grand plaisir des enfants du village.

Deux groupes Sgdf sont déjà pressentis pour ce chantier.

Les 2 éleveurs du sud de l’Arkhangai ( Photos de droite en bandeau ) avec qui nous travaillons depuis 4 années maintenant continuent leur efforts de diversification, Chemed dans l’innovation et la protection de la nature et Saraantuya en agrandissant son domaine et en réussissant de mieux en mieux dans son projet. Bien sur nous poursuivrons notre collaboration avec eux et Saraantuya fera l’objet d’un nouveau projet, nous venons de nous mettre d’accord avec elle en cette mi-octobre.

La communication n’est pas facile avec les éleveurs car ils ne disposent par d’internet et le téléphone de passe pas toujours sur leurs lieux de villégiatures nomades qui varient selon les saisons, d’où parfois un manque de lisibilité dans les projets malgré la confiance qui nous lie.

 

Notre site de la ferme Corsac dans la montagne près d’Oulan Bator n’a pu être aménagé en 2019 mais en 2020 il nous faudra reconstruire une protection pour le puit qui est délabrée et refaire la clôture d’enceinte, construire des toilettes et installer une yourte, préalable à l’accueil de tout visiteur.

 

LES NOUVEAUX PROJETS

 

Des lits pour les plus petits à Tsetserleg sum

La visite de Puje avec les médecins à Tsetserleg sum lui a révélé la promiscuité dans laquelle vivent les internes et le fait que le nombre de lits que SUJE avait fourni est insuffisant et que les petits partagent le couchage des grands, qu’il soient ou non de la même famille. Outre l’incomfort des enfants, cette situation nous semble dangereuse pour des mesures d’hygiène et dans la mesure où les internes ne font pas l’objet d’une surveillance la nuit. Avec l’accord du Directeur, nous avons décidé de fournir aux petits des lits à leur taille, superposés. Bien sur il nous faut aussi leur procurer des matelas et couvertures aux bonnes dimensions.

Si cela est possible nous réaliserons cette opération comme la première fois, en fournissant les matériaux et en payant un menuisier local ; les volontaires de l’été seront mis à contribution pour aider à la construction de ces lits et la confection des couvertures. Dans le cas contraire le nécessaire sera acheté à Oulan Bator et fourni à l’école dès que possible.

 

Education et animation des enfants de Khashaat sum

Nous allons dupliquer ce qui a été fait à Tsetserleg sum car l’action des scouts y a été très positive et les relations que Puje a lié avec le village de Khashaat nous permettent aujourd’hui de l’envisager.

Cela a été discuté avec le maire et la Directrice de l’école qui y est très favorable.

L’hôpital
Puje avec le maire

Il semble que le village soit plus pauvre en ressources que Tsetserleg sum. La difficulté va aussi être de créer une nouvelle équipe – professeur d’anglais encadrante, cuisinière – et de motiver les enfants à venir aux cours volontairement.r

L’action des scouts va être déterminante cette première année.

Aide aux les enfants plus démunis

Durant les séjours à Tsetserleg et Khashaat sum en 2019, suite à l’examen clinique des enfants et grâce aux discussions avec les médecins des collèges, il est apparu que certains enfants présentaient des problèmes de santé particuliers et des situations personnelles singulièrement difficiles. SUJE se doit de leur venir en aide, en relation avec leurs familles et les autorités locales. Cela pourra prendre différentes formes à adapter selon les cas mais cela passera aussi par une relation particulière à créer entre nos volontaires de l’été et ces enfants déshérités.

Culture maraîchère chez Saraantuya

Saraantuya possède un pêtit troupeau avec Bataa son mari et s’est lancée dans la culture après avoir apprécié notre production à Khogno Khan en 2015. En prenant conseil, en se formant et grâce à sa pugnacité elle a construit un khasha important avec 4 tunnels souvent mis à mal en hiver. Elle possède aujourd’hui de vraies compétences et vient de passer un contrat avec le collège de Khashaat pour fournir des légumes. Pour l’aider à stabiliser son entreprise SUJE a décidé de l’aider concrètement pour la première fois car elle peine à conjuguer l’élevage et la culture. Pour être à même d’accueillir des volontaires cet été, nous devrons l’aider à financer un congélateur et une yourte d’accueil. Pour le confort des volontaires il sera aussi souhaitable d’installer des toilettes et qu’elle ait l’aide d’une cuisinière. Une expérience antérieure des volontaires pourra aussi lui apporter des solutions pratiques pour améliorer ses méthodes et son rendement. Ceci nécessite aussi de la part de SUJE la fourniture d’outils en nombre suffisant.

nl2019101-12
( photo mission médicale 2019 )

Les actions sont aussi l’occasion de rencontres et de bon temps

Merci de nous aider,

nos nouveaux projets impliquent des financements et SUJE ne reçoit aucune subvention.

Vous pouvez envoyer un chèque a l’adresse de l’association ou faire un virement sur notre compte du Crédit Agricole en précisant bien vos coordonnées ( pour votre reçu fiscal )

Newsletter Automne 2019

2019 : 30 moutons pour 3 familles : Les brebis et leurs petits s de SUJE ont pu être donnés aux familles par Erdenbat début juin

LES REALISATIONS 2019

 

Comme annoncé en avril les brebis et leurs agneaux ont pu être livrées aux familles au début de l’été, les petits étant trop faibles pour être déplacés avant cette période ; En bandeau la signature de la convention par Erdenbat, membre du conseil du sum et représentant SUJE à la signature , et la réception des moutons par les éleveurs.

La saison a commencé tôt cette année avec la mission médicale de 5 médecins pédiatres et urgentistes dirigée par Anne-Aurélie, tous médecins ou internes de l’hôpital Robert Debré à Paris ; Deux semaines pour examiner 900 enfants des sums de Tsertserleg et Khashaat ce qui a entrainé des journées interminables et une implication de tous les instants. Puje, qui est infirmière, a accompagné les médecins et les a notamment réalisé les tests audiométriques.

Les résultats font apparaitre des caries chez 76% des enfants, 15% ont des problèmes de vue qui retentissent sur la vie scolaire, les médecins ont aussi constaté des signes significatifs de rachitisme et de carences en vitamines et en fer ainsi que des problèmes de peau. 

Quelques pathologies particulières ont aussi été révélées à l’occasion de ces examens très complets et les médecins locaux avertis, certains cas sociaux aussi sur lesquels les directeurs d’école ont été alertés.

Si les financements sont trouvés, des missions annuelles sont prévues, notamment celle d’avril 2020  qui a fait l’objet d’une réunion de préparation à Paris ce 6 octobre entre Anne-Aurélie pour l’hôpital Robert DEBRE, Soyolmaa pour DMD et Puje pour SUJE.

 

 

Claire et Alexandre ont d’abords séjournés à la ferme de Didier début juin puis rejoint la maternelle de steppe à une trentaine de kilomètres de Tsetserleg sum. Alexandre, géographe,  a aussi rédigé un rapport sur les pressions anthropiques exercées sur les hydro-écorégions du bassin de la Tuul qui arrose à Oulan Bator. La courte semaine à la ferme fut l’occasion, avec 2 autres volontaires hors SUJE,  de s’occuper des animaux ( poules, moutons) ainsi que d’entretenir la serre et arroser les 2 champs.

A la yourte maternelle de juin, l’accueil a été chaleureux de la part de la communauté nomade mais la communication avec l’institutrice a été rendue difficile par le manque d’aisance de cette dernière à maîtriser l’anglais alors que c’était un prérequis demandé par SUJE à la directrice du fait de ce type de difficulté rencontrée en 2018 sur l’une des 2 yourtes maternelles.

Le séjour s’est bien passé au niveau de l’expérience de la steppe pour Alexandre et Claire, ce qui est heureux,  mais le bureau de SUJE a décidé de ne plus poursuivre cette démarche en 2020 car l’apport de nos volontaires n’est pas suffisamment significatif dans ces conditions.

 

  

Une mission économique de 15 jours a été diligentée ce même mois de juin  ;

 

Pascal, Philippe, deux personalités extérieures à l’association et Jean-Yves, responsable de la communication de SUJE

à leur arrivée à Oulan Bator

Les 3 membres ont visités les 2 sites près d’Oulan Bator, les sites d’arboriculture et de permaculture de l’Arkhangaî, dont les maraîchers de Khakjorin et le campement de Chemed et Naraatuya. Un rapport sur l’évaluation des actions a  été remis cet été ; Il met l’accent sur les difficultés du contexte mongol, culturel et climatique et sur le manque de compétences locales et des volontaires en matière agricole.

 

A Gatshuurt en été, 2 groupes des Scouts et Guides de France, 4 filles de Beauvais et un groupe mixte de Marseille devaient venir aider l’association pour la mise en place de son site de Corsac. René étant indisponible pour les encadrer en 2019, Il a été décidé conjointement qu’ils effectueraient leur séjour à la ferme de Didier, site expérimental proche d’Oulan Bator et situé dans la vallée toute proche de celle initialement prévue.  Ce plan B semblait présenter toutes garanties car plusieurs actions ( scouts, ccas, orphelins mongols, autres volontaires ) avaient été menées positivement avec Didier les années précentes et Claire et Alexandre y ont passé une semaine de partage très satisfaisant en juin 2019.

Les pluies tardives et l’absence de Didier sur site pour des raisons professionnelles ont perturbé les activités et rendu difficile la relation avec les mongols présents sur place. A la demande des deux groupes successifs il a été proposé par Puje d’écourter les séjours pour rejoindre le camps de Chemed dans la steppe de l’Arkhangai.

Le groupe de Marseille a connu au départ des difficultés de communication avec les mongols, heureusement dépassées assez rapidement après les contacts des représentants de SUJE auprès de Didier et des personnes concernées. Par contre le groupe de Beauvais n’a pas surmonté sa déception de ne pas se sentir assez accueilli et utile ce qui est regrettable pour tous.

Devant ce constat négatif, nous avons décidé, conjointement avec Didier, de ne plus travailler ensemble tant qu’il ne pourra personnellemnt consacrer plus de temps  à sa ferme.

 

2 missions conjointes chez Chemed : Justine et le groupe sgdf de Montbélliard qui y ont séjourné respectivement un mois et 18 jours. Ils ont participé aux activités de l’éleveur, aidé au petit champs et construit un abri sur le site d’hiver du nomade, conforté et aménagé en plantes une réserve d’eau à destination du bétail en cas de sécheresse.

Justine a aussi pu vivre son amour des chevaux en conduisant les troupeaux , ce qu’elle a réalisé aussi en moto. 

Les jeunes ont aussi eu la chance d’observer les cerfs et argalis ( mouflons sauvages mongols ) dans la montagne proche ; Chemed s’est fait le défenseur bénévole de ces 2 espèces et la population d’argalis a pu, grâce à l’apport de sel et de fourrage, sa surveillance aussi et l’aide apportée par les volontaires, être multipliée par 3 en quelques années.

 

Comme traditionnellement 2 groupes SGDF, de Paris en juillet et de Dijon en août, se sont succédés à Tsetserleg sum auprès des enfants du village.

 

 

 

 

Les parisiens ,  avec Erdenbat le responsable du village de Tsertserleg sum, ont assuré les 2 classes en juillet et grâce à la musique ont pu faire chanter les enfants en anglais.  Une quinzaine d’enfants ont été assidus aux cours mais les effectifs ont varié de 20 à 40 mongols, d’où la séparation des cours en 2 classes de niveau.

Nous n’avons pas encore reçu les photos d’activité des 2 groupes et le compte rendu des dijonnais mais la rencontre avec Puje sur le chemin du retour permet d’affirmer que la mission d’aôut s’est là encore très bien passé. La photo ci-dessous àgauche témoigne de la bonne ambiance entre la cuisinière ( en bas à gauche ), la professeure d’anglais ( en bas à droite ) et les compagnons.

Un très grand merci à tous les volontaires 2019 pour leur dynamisme et leur gentillesse et à nos hôtes et collaborateurs mongols

et déjà 2020 se prépare…et fera l’objet d’une lettre d’information à venir très rapidement

SENTIER D'ACTION EUROPE ( S.U.J.E. ) Association à but non lucratif ( Loi 1901 )
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